ESTIVANICO UN DOUKKALI EN AMERIQIE.

ESTIVANICO ( SAID BEN HADDOU).

Le passé maritime du Maroc s'est dissipé sous le poids de siècles d'oubli. Pourtant ses façades atlantique et méditerranéenne ont vu appareiller toutes sortes d'embarcations parfois à destination de mers lointaines. On connaissait les Corsaires de Salé, mais bien d'autres navigateurs intrépides méritent qu'on les redécouvrent. Le Royaume du Maroc, jusqu'à une date récente, était classé traditionnellement parmi les pays ayant un littoral mais dépourvus de "vocation maritime". L'histoire nous apprend que cette opinion largement répandue est erronée; le Maroc a eu, de longue date, une tradition maritime et halieutique. Attaques Les Marocains, comme les autres peuples dits "de la mer", se sont donc trouvé contraints, dans le passé lointain, de se constituer des flottilles de pêche pour couvrir une partie de leurs besoins alimentaires, une marine à la fois militaire, pour se défendre contre les navires belliqueux, et marchande, pour les échanges commerciaux. On doit toutefois relever que le Marocain n'avait nullement besoin d'aller se risquer en mer pour se procurer sa subsistance quotidienne. L'agriculture du pays suffisait largement à nourrir, non seulement sa population, mais contribuait aussi et jusqu'à ces dernières décennies, à soutenir celle de certaines nations européennes. La vente du poisson était une telle richesse, note Attilio Gaudio, dans Maroc du Nord que les monnaies de Lixus portaient souvent aux revers un thon. Michel Ponsich fait remonter cette activité de la pêche et l'industrie de salaison du poisson aux V ème et VI ème siècles avant JC, c'est-à-dire à l'époque de l'arrivée au Maroc des Carthaginois. Bien plus tard, avec l'occupation romaine du Maghreb, les marins Rifains, dans leur lutte de libération, ont à plusieurs reprises armé des navires, traversé le Détroit et effectué des débarquements éclairs pour attaquer des garnisons romaines installées en Espagne, avant de regagner leurs bases de départ près de Nokor et Badis. Renommée À partir de 1610 et, sous l'impulsion des "Maures" objet des édits d'expulsion définitive de la Castille, de l'Andalousie et de la Catalogue, prit réellement corps la flotte des Corsaires marocains dont la renommée ne devait pas tarder à se répandre dans les mers du Ponant. Tandis que les pirates ottomans d'Alger, de Tripoli et de Tunis écumaient surtout la Méditerranée, les Corsaires de Salé, de Larache, de la Mehdia (Maâmora), de Safi de Tétouan et de Badis, montaient avec audace et compétence caravelles, chebeks, guarebs, maâounas pour harceler les vaisseaux chrétiens s'aventurant près des côtes marocaines. Inversement, chaque fois que la flotte marocaine faiblissait, Portugais et Espagnols aux aguets, se jetaient sur les places fortes côtières du Royaume. C'est ainsi que ces deux nations occupèrent plusieurs villes marocaines dont Agadir, Essaouira, Safi, Asilah, El Jadida et Azemmour. Dans toutes ces villes, les Portugais trouvèrent des gens de mer qualifiés, dont un raïs d'Azemmour. Deux années avant l'évacuation d'Azemmour par les Portugais, en 1540, une flotte partit de l'estuaire de cette ville pour conquérir le Mexique et la Floride. Cette flotte était commandée par Don Antonio De Mendoza, secondé par un citoyen marocain d'Azemmour nommé Saïd Ben Haddou. Ce grand marin marocain aida notablement à la conquête du Mexique et de la Floride dont il devint gouverneur jusqu'à sa mort en 1549. Emprisonné lors de l'occupation du port marocain d'Azemmour par les portugais en 1513, il fut vendu à Cadix à un capitaine espagnol avec qui il participa à l'expédition de Panfilo de Navarez pour Cuba en juin 1527 et pour la Floride un ans plus tard. En hommage à ce grand navigateur , une association appelée " ESSOCIATION ESTIVANICO" à vue le jour en Floride et notamment à El Paso . Plusieurs sites y se sont consacres , dont les plus importants sont situés dans celui ci : SITES CONSACRES A ESTIVANICO Sources : www.geocities.com.